Monday, 21 October 2013

Être (vraiment) écoresponsable au bureau – Part 3

Aujourd'hui, je termine la mise en ligne de l'article commandé par le Génie des Lieux pour leur prochaine publication « Performance et bien-être dans les espaces de travail, Guide des Bonnes Pratiques 2014 » en répondant à leurs 3 dernières questions :

Q6 : Quelle méthode et quelles étapes sont à respecter pour réussir la mise en œuvre de sa démarche ?
Pour répondre à ce besoin de hiérarchisation des enjeux et d'organisation de la démarche environnementale, la solution est tout aussi simple qu'évidente. Nous préconisons de procéder en deux temps : le premier est celui du diagnostic et de la sensibilisation des équipes, le second celui de l'action/évaluation et de l'implication de toutes les parties prenantes (internes et externes).

Pour faire le diagnostic, nous utilisons un outil nommé « Audit Environnement » que nous avons développé en interne et améliorons en permanence au gré de nos missions. C'est un outil basé sur plus de 250 bonnes pratiques environnementales identifiées pour un environnement tertiaire. Il balaie le fonctionnement et l'équipement d'un site (gouvernance, achats, énergie, déchets, transport, etc.) afin d’établir un bilan de situation qui in fine, apportera au comité de pilotage, pour une année de référence, une synthèse complète de l'impact sur l'environnement.

Parallèlement, nous sensibilisons l'ensemble des collaborateurs au développement durable et à la RSE et les faisons participer au diagnostic. Tous sont interrogés au travers d'une enquête individuelle anonyme qui nous permet de découvrir leurs pratiques réelles et leurs attentes. Cette communication interne ne s'arrête pas là car il est vital que les collaborateurs soient associés au projet avec des actions spécifiques, et tenus informés de son évolution.

Après 3 à 6 mois (voire parfois même 1 an) d’enquête pour obtenir ce diagnostic exhaustif, la seconde étape consiste en l'accompagnement, le coaching, nécessaire à la mise en œuvre des actions préconisées. Le but est de nous assurer que l'entreprise applique nos recommandations, alloue les ressources nécessaires, développe ses compétences en interne et in fine, s'approprie bien la démarche.



Il s’agit ici de challenger et suivre la performance de l'entreprise dans le déploiement de sa politique environnementale. Concrètement, nous intégrons (parfois après avoir aidé à le constituer) le comité de pilotage et lui apportons nos expertises et notre expérience. Il arrive que nous réalisions des actions préventives ou correctives mais bien souvent notre rôle consiste à soutenir les collaborateurs en charge des actions : par exemple, pour intégrer des critères environnementaux aux cahiers des charges des acheteurs, choisir un nouveau prestataire de traitement des déchets, faire connaître une solution d'économie d'énergie, etc.

Pour que la démarche se pérennise et soit donc un succès bénéfique pour toutes les parties impliquées (à commencer par l'entreprise elle-même), elle doit être structurée et communiquée. Ce faisant, l'implication individuelle et collective autour du projet est encouragée.

Adaptée aux canaux d'information de l'entreprise (réunions, intranet, newsletter, site dédié...), nous organisons une communication ciblée pour informer tous les acteurs, chacun dans son rôle et/ou sa fonction (achat, services généraux, agents administratifs...).

Être au cœur de la démarche, nous permet également de l'évaluer « en temps réel » ou tout au moins régulièrement. Ce besoin de suivi de la performance est indispensable pour se rassurer quant à l'utilité de ses efforts, rassurer ses partenaires quant à leurs attentes en matière d'amélioration continue et justifier de ses progrès dans l'optique d'une évaluation (ou ré-évaluation) normative. Un audit d'attribution (ou de suivi) ne peut être couronné de succès sans justificatifs de la sincérité de son engagement que sont (entre autres) les déclarations d'intention, les objectifs fixés et le suivi des plans d'actions pour les atteindre.

Ce rôle de coach (ou d'aiguillon) est donc tenu de façon variable selon la vitesse à laquelle l'entreprise s'approprie la gestion de la démarche, sa capacité à rester concentrée sur ses objectifs et à se donner les moyens de ses ambitions.


Q7 : Comment prenez-vous en compte le respect de l’environnement dans le cadre de vos missions ?
Depuis 2006, l'association fonctionne avec un SME qui formalise sa politique environnementale et met en œuvre un plan d'actions annuel validé en revue de direction. Nous réalisons également notre Bilan Carbone depuis 2010 et sommes fiers de nous prévaloir de la marque EnVol délivrée par AFNOR Certification (initialement accessibles aux seules entreprises privées, nous avons milité pour que cette marque soit aussi accessible aux associations et sommes la première à l'avoir obtenue).

Pour notre démarche sociétale, nous appliquons les principes de la norme ISO 26000 et sommes reconnus « Entreprise Solidaire » par la DIRECCTE et la Préfecture. En complément, nous avons reçu le Prix Agenda 21 en 2008 et plusieurs projets le label Agenda 21.



Q8 : Où trouver les principaux textes de références ?
Norme Française Bâtiments tertiaires - Démarche HQE Exploitation (QEP) : http://www.certivea.fr/nos-certifications/certifications-batiments-non-residentiels/nf-hqe-batiments-tertiaires
Système de Management EMAS : http://ec.europa.eu/environment/emas/
Marque Envol : www.envol-entreprise.fr/

Bonne riposte, Cyril



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