Monday, 30 September 2013

Etre (vraiment) écoresponsable au bureau. Part 1

Aujourd'hui, comme chaque lundi, se pose la question du sujet à traiter dans ce billet de blog hebdomadaire et pour une fois, grâce la commande d'un article du Génie des Lieux pour leur prochaine publication « Performance et bien-être dans les espaces de travail, Guide des Bonnes Pratiques 2014 », nous en avons trois d'avance !

Ce cabinet de conseil édite cette publication chaque année (chaudement recommandée ! surtout la prochaine...) et nous a demandé un texte sur les pratiques responsables dans un bâtiment tertiaire. Pour « Riposte Verte, l'Association pour un bureau responsable », ça tombe plutôt bien !

Nous avons donc résumé en un peu moins de 15 000 signes nos missions au quotidien et plus largement notre vision d'une politique écoresponsable au bureau. Ce format, un peu lourd (malgré un meilleur référencement des textes longs) fait donc l'objet d'un léger ajustement et d'une présentation en deux messages successifs.

Ce premier message porte sur notre action, les enjeux et les objectifs pour une entreprise avec un cas d'étude des bénéfices pour une PME de 80 personnes (qui sert de teaser au cas d'étude n°2 traitant d'un site de 400 collaborateurs).

Le second présentera les principaux dysfonctionnements ou freins à la mise en place d'une politique formalisée et les pré-requis/questions à se poser avant de débuter la démarche + l'étude de cas n°2.

Le dernier billet traitera de la méthode et des étapes que nous recommandons de suivre pour faciliter la réussite de la démarche. Il sera complété d'une courte présentation de notre engagement en interne et de textes/références disponibles en libre accès.




Q1 : En quoi consiste votre engagement, à quel moment intervenez-vous ?

Riposte Verte accompagne les entreprises dans la définition et la mise en œuvre de leur politique sociétale. En appliquant les principes des meilleurs référentiels (ISO 26000 & 14001, HQE Exploitation, Bilan Carbone...), l'association vise à changer les pratiques pour assurer un fonctionnement responsable des sites tertiaires et plus globalement un développement responsable de l'activité.

En matière de politique environnementale, nous intervenons le plus couramment en phase de fonctionnement de l'entreprise mais aussi en amont d'un déménagement ou d'un réaménagement de site.



Q2 : Dans quel contexte s’inscrit votre mission, quels sont les enjeux : les vôtres et ceux de vos clients ?

L'importance de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n'est plus à démontrer. Les acteurs économiques majeurs peuvent et doivent agir au quotidien pour maîtriser leurs impacts et favoriser un développement durable de nos sociétés.

Dans le cadre de nos missions, nous avons constaté que les règles de bonne gestion environnementale sont bien expliquées aux particuliers et imposées aux industriels mais que peu de solutions dédiées sont proposées aux acteurs professionnels du secteur tertiaire. Pourtant, en France, 70 % des actifs (source INSEE) travaillent dans ce secteur et génèrent 75 % du PIB.

L'enjeu majeur est donc de favoriser la prise de conscience des entreprises et leur engagement au travers d'une politique sociétale formalisée.



Q3 : Quels sont les objectifs possibles à atteindre (pour vous, pour votre client) ?

Pour répondre à cet enjeu majeur, l'association s'est fixée 3 missions principales :
- Évaluer la responsabilité sociétale des organisations tertiaires ;
- Développer des solutions opérationnelles innovantes et citoyennes ;
- Accompagner le déploiement de politiques sociétales responsables.

Pour les entreprises, les objectifs sont aussi multiples : renforcer les relations avec leurs parties prenantes, obtenir une reconnaissance officielle de leurs engagements, améliorer leur processus de fonctionnement, consolider leur image de marque, et parfois, même, se mettre en conformité réglementaire.

Lorsque ce n'est pas une volonté personnelle d'un dirigeant, une entreprise doit faire face aux attentes de ses partenaires et s'engager sur une voie vertueuse d'amélioration continue.

Les parties prenantes internes (collaborateurs en tête mais aussi actionnaires ou IRP) attendent que leur entreprise définisse ses valeurs de développement durable et les applique. L'objectif est donc de fédérer (avant d'impliquer) et de montrer son engagement dans la durée.

De la même manière, et parfois de façon beaucoup plus pressante, les parties prenantes externes (clients, collectivités locales, riverains, ONG, etc.) exigent aussi des engagements forts sur cet enjeu. L'objectif pour l'entreprise est alors de pouvoir justifier d'une reconnaissance officielle de sa démarche et de ses efforts. C'est pourquoi la démarche doit toujours se baser sur des référentiels reconnus et, notamment pour une politique environnementale, sur les normes ISO 14001, NF HQE Exploitation (QEP), la marque EnVol et le Système de Management Environnemental (SME) EMAS.

Pour illustrer l'amélioration d'un mode de fonctionnement, je vais prendre le cas (réel et récent) d'une entreprise qui avait pour objectif de garder sa certification HQE Exploitation et devait donc suivre très précisément sa production de déchets. En 2012, elle faisait appel à plusieurs prestataires qui n'étaient pas tous capables de lui fournir un reporting détaillé des enlèvements effectués et décida donc, début 2013, de choisir un prestataire unique, spécialiste multi-déchets tertiaires. Par cette simple action, elle simplifia la gestion de ce poste (interlocuteur unique), rationalisa la disposition des points de collecte et (cerise sur le gâteau) profita même d'une action de communication individuelle accompagnant l'arrivée du nouveau prestataire. Depuis, elle bénéficie d'un reporting hebdomadaire au kilo près sur l'ensemble de ses déchets et a pu garder sa certification.

Si dans ce cas précis, l'atteinte de cet objectif de reconnaissance a permis de répondre à la demande de l'organisme certificateur, d'une façon plus globale il permet de rassurer toutes les autres parties prenantes de l'entreprise et de les impliquer beaucoup plus facilement. De façon beaucoup plus concrète, c'est également un avantage indéniable lors de la réponse à des appels d'offres publics et/ou privés.




Pour illustrer les gains financiers (mais pas seulement), nous vos proposons un premier cas concret :



A la semaine prochaine pour la suite,

Valéry


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