Monday, 15 August 2011

Le captage et le stockage géologique du CO2

Au-delà des efforts nécessaires pour le développement massif des énergies propres, l’une des solutions, aujourd’hui sérieusement envisagées, pour réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère, consiste à le capter à la sortie d’installations industrielles particulièrement émettrices, à le transporter vers des zones propices au stockage souterrain puis à l’injecter dans des couches géologiques profondes jugées aptes à le piéger.

Cette filière industrielle en devenir est communément appelée « captage et stockage géologique du CO2 » (CSC, ou CCS en anglais), et pourrait représenter 19 % de la totalité des réductions d'émissions requises d'ici à 2050. Il s'agit en fait d'une chaîne d’activités qui comprend quatre maillons : captage, transport, injection, et stockage. En aquifère salin et en gisement d’hydrocarbure épuisé, le CO2 sera injecté et stocké sous forme dense, dite "supercritique", avant de se dissoudre peu à peu dans la saumure environnante.


Actuellement, il n’existe que quelques sites de stockage géologique de CO2 opérationnels à travers le monde mais le Global CCS Institute estime que, pour remplir cet objectif, 100 projets devraient être opérationnels en 2020, et plus de 3 000 en 2050. L'enjeu est donc de développer rapidement une technologie innovante et se donner les moyens de gérer la sécurité des personnes et l’impact sur le milieu environnant.

Ecoutez cette conférence du 12 mai 2011 sur le site de France Culture, avec Régis Farret, chef de projet stockage géologique du CO2, Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et un débat animé par Denis Fabre, professeur au Cnam, Département ingénierie de la construction et énergétique (Icener), École sciences industrielles et technologies de l'information (Siti).

Bonne écoute,

Cyril


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