Monday, 3 February 2014

Migration du blog

182ème et dernier message posté sur Blogger, le blog " Pour une riposte solidaire " poursuit maintenant sa présence en ligne directement sur le site de Riposte Verte.

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Wednesday, 29 January 2014

Résultats "Quelle gestion de l'énergie au bureau ?"

Riposte Verte mène depuis plusieurs années des enquêtes sur les écopratiques au bureau, notamment sur l'énergie. Pour la dernière édition menée en fin d'année avec GreenIT.fr, nous vous livrons les résultats en exclusivité.

2/3 des entreprises n’ont pas de véritable politique énergétique
Le premier constat est plutôt alarmant : près des deux tiers des organismes sondés n'analysent toujours pas régulièrement leurs factures (30 %) et / ou n’ont aucune idée de leur consommation électrique (33%). Or, comme le disait Lord Kelvin, « on ne peut améliorer que ce que l’on sait mesurer ». La base même d’une politique énergétique efficace passe par l’élimination àla source des consommations superflues. Il reste donc encore du chemin à parcourir… D’autant que, malgré une légère hausse (+6 %), l'approvisionnement en énergie renouvelable reste faible avec seulement 9 % des organismes sondés qui déclarent y avoir recours.


7 entreprises sur 10 régulent efficacement le chauffage
Du côté de l’éclairage et du chauffage, l’adoption de bonnes pratiques progresse. Si l’éclairage d'un poste de travail sur deux n'a pas été passé en revue pour adapter puissance et technologie, la moitié des bureaux sont majoritairement équipés d’ampoules basse consommation et 16 % en sont équipés à 100 %. Côté chauffage, premier poste de dépense énergétique au m2, 69 % des organisations le régule de façon globale avec un thermostat programmable ou des robinets thermostatiques. Mais la sensibilisation des utilisateurs pour être améliorée.

Les ordinateurs utilisés en moyenne plus de 4 ans
Concernant les équipements informatiques et télécoms, le geste le plus efficace pour réduire les impacts environnementaux (gaz à effet de serre et déchets radioactifs) liés à la consommation d’énergie consiste à allonger leur durée de vie active. L’énergie utilisée pour fabriquer un ordinateur portable émet en effet environ 100 fois plus de gaz àeffet de serre qu’un an d’utilisation en France (77 fois plus pour un iPad et environ 70 fois plus pour un desktop). On note une progression dans ce domaine avec 55 % des entreprises qui conservent leurs ordinateurs entre 4 et 5 ans et 29 % plus de 5 ans. C’est un signe très encourageant !

Personne ne sait combien consomme son PC
En revanche, 96 % des répondants ne connaissent pas la consommation de l'ordinateur sur lequel ils travaillent. Et parmi ceux qui avancent des chiffres, certaines réponses sont totalement loufoques avec par exemple un PC qui consomme 7 500 kWh par an, soit l’équivalent de 150 ordinateurs portables ! Pour rappel, la fourchette moyenne, pour un matériel bien paramétré et éteint le soir, se situe plutôt entre 200 kWh par an pour un ordinateur de bureau et son écran de 22 pouces ou inférieur et 25 à 50 kWh pour un ordinateur portable de 15 pouces ou inférieur.

Comme pour l'éclairage et le chauffage, les bonnes pratiques pour gérer les équipements informatiques ne sont pas suffisamment communiquées avec, en complément, des consignes claires et adaptées (au matériel, à l'usage, etc.). Seule une organisation sur trois donne des consignes pour l'utilisation du matériel informatique (36 %). En conséquence, les utilisateurs n’optimisent pas la mise en veille et l’arrêt (ou mise en veille prolongée) de leur poste de travail.

Impression : les bonnes pratiques se généralisent mais le nombre d’impressions stagne
On sent que le dossier impression est plus mature. 96 % des personnes interrogées ont accès à une imprimante multifonction en réseau (MFP) et seulement 15 % possède encore une imprimante individuelle. Cependant, malgré tous les efforts faits ces dernières années (consolidation, recto-verso, etc.) la moyenne plafonne à 30 pages imprimées par jour et par salarié, soit une stagnation sur les 3 dernières années. La mise en veille des MFP pourrait aussi être optimisée car seulement un copieur sur trois ne se met pas en veille automatiquement entre deux utilisations et seul un tiers du parc est éteint le soir.

Les pressions économiques et légales vont accélérer le mouvement en 2014
Les résultats de cette enquête montrent que toutes les organisations ne gèrent pas encore sérieusement l’énergie. Une industrialisation de la démarche et des efforts de sensibilisation s’avèreront encore nécessaires dans les années à venir pour faire plus d’économies. Heureusement, entre la hausse de 30 % du coût de l’énergie prévue d’ici 3 ans et les obligations légales, notamment celle de réaliser un bilan énergétique pour les entreprises de plus de 250 salariés d’ici 2015, toutes les entreprises devraient s’y mettre sérieusement dès cette année.

Patrice BESNARD
Président



* enquête menée en ligne en décembre 2013 auprès de 841 personnes avec 564 réponses validées. 55% sont des entreprises privées, 34 % des entreprises ou des services publics, 11 % des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Tous les secteurs d’activité sont représentés avec, pour le privé, une prédominance du service aux entreprises et de l’industrie. Près de 40 % sont des entreprises de moins de 50 salariés (dont la moitié de moins de 10 salariés), 20 % de 51 à 250 salariés et 41 % de plus de 250 salariés.

Tuesday, 10 December 2013

12 bonnes raisons d'engager une politique papier au bureau

Dans leurs bâtiments tertiaires, les entreprises surconsomment le papier sans en avoir (vraiment) conscience et ne profite donc pas des nombreux avantages sociétaux d'une politique papier ambitieuse, du fait de leur inaction.

Au niveau mondial, nous consommons plus de 400 millions de tonnes de papier/carton par an (1), c'est plus de 10 tonnes par seconde ! Depuis 2001, cette consommation a  progressé de plus de 20 points (+ 5,5 pour l'UE) et les projections sont inquiétantes car elles font état d’une hausse de 20 % d’ici à 2020. (2)
Au niveau de l'hexagone, un employé de bureau en consomme en moyenne 94 kg/an dont 55 kg de papier ramette (3). C'est l'équivalent de 22 ramettes ou de 50 feuilles/jour.
Toujours en France, ce sont 200 milliards de pages qui sont imprimées chaque année, soit 40 000 par minute (4) et pour une organisation de 100 personnes, le papier représente un budget pouvant aller jusqu'à 25 000 euros par an. (5)

Des coûts environnementaux cachés (Bois, Énergie, Eau et GES)

Cette (sur)consommation de papier a de nombreux coûts environnementaux. Les enjeux sont notamment liés à la déforestation. En 2011 en France, 76 % du papier graphique (ramettes, cahiers, livres…) sont toujours importés, alors qu’il existe une menace de voir ce papier provenir de zones à risque de déforestation.

Cette photo d'une zone de déboisement en Indonésie rappelle l'importance des forêts comme réserves de 80 % de la biodiversité terrestre et comme puits de carbone (entre autres).

Il faut donc bien avoir en tête que les forêts sont indispensables à notre survie en tant qu'espèce. Rien de moins.

Dernière info sur les enjeux liés à l'exploitation du bois pour la fabrication de pâte à papier : pour fabriquer une ramette de papier de bureau issue de fibres vierges (2,5 kg), il faut plus de 7 kg de bois (6). Cette industrie consomme d'ailleurs tellement de bois que 40 à 50 % des volumes de coupes dans le monde servent à fabriquer du papier. (7)

De plus, l’industrie papetière même si elle a fait des efforts en Europe consomme tellement d'énergie qu'elle est la 5ème plus grosse industrie consommatrice d’énergie au monde. (8)

Fabriquer du papier nécessite aussi d'énormes quantités d'eau : 130 litres par ramette pour reprendre mon exemple d'une ramette. (9)
Et enfin, dernier impact environnemental, et non des moindres, la production d'une ramette envoie l'équivalent de 2,6 kilos de CO2 dans l'atmosphère. (10)

Une réglementation trop peu contraignante

Alors après ce rappel des enjeux liés à la production, un peu de légèreté pour vous rappeler la réglementation en matière de traitement des déchets de bureau.
Pour les entreprises tertiaires, elle concerne principalement le papier/carton, les bouteilles plastiques, les canettes, les Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE), les ampoules, les piles et dans une moindre mesure le verre.
Sans rentrer dans les détails, il est important de se rappeler que le producteur de déchets est responsable de leur traitement  jusqu'à leur élimination qui se fait, bien évidemment, hors de ses bâtiments.
Parmi ces déchets, les plus nocifs, les plus polluants sont bien connus et l'importance d'un traitement spécifique est assez évident. Cela concerne notamment les DEEE, les ampoules et les piles.
Cependant, 80 % de nos poubelles de bureau sont remplies de papier (11) (et de carton) et là, les obligations légales sont moins bien connues. C'est normal, elles sont moins contraignantes.

Sachez tout de même que (je cite) « (...) les déchets de papier/carton ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l'air libre. » et que seuls les déchets « ultimes » peuvent être admis en décharge. Normalement donc, ces déchets, même non dangereux, doivent être valorisés.

« Normalement », parce que dans les faits, nous savons tous qu'il n'en est rien puisque, en France, seuls 15 % des papiers de bureau sont recyclés(12)

L'importance du recyclage pour une économie circulaire

Malgré les efforts de collecteurs toujours plus nombreux, gros (Paprec, Veolia, CRDP...) et petits (ELISE, Le Petit Plus, Triethic...), ces derniers venant pourtant jusque dans le bâtiment au bureau même de chaque collaborateur, deux freins majeurs subsistent à l'émergence d'une généralisation de la boucle vertueuse du recyclage.
taux-utilisation-fibres-recyclees-papier-wwf-riposte-verteLe premier frein vient de la collecte : avec 85 % des papiers de bureaux encore détruits en décharge ou incinérés, la performance des acteurs tertiaires est préoccupante. En France, le gisement total inexploité est estimé à environ à 1.7 millions de tonnes dont 1/3 dans les bureaux. (13)

Le second frein est consécutif des mauvais chiffres d'achat de papier recyclé. En effet, le taux d’incorporation moyen de fibres recyclées dans les papiers d’impression écriture se situe aux environs de 10 %, alors qu’il est proche de 95 % dans le domaine du papier journal. (14)

C'est très bien de recycler son papier mais encore faut-il soutenir la filière et acheter du papier recyclé pour ses usages courants au bureau (et à la maison) car depuis 10 ans, ce chiffre a très peu progressé et se situe quasiment au même niveau qu'en 2000 (15).

Les bénéfices d'une consommation maîtrisée de papier responsable recyclé en fin de vie
Ainsi, mettre en place une politique papier en entreprise apporte des bénéfices sociétaux d'autant plus importants qu'ils sont nécessaires à une démarche de maîtrise des consommations et de collecte des papiers de bureau (responsables !).
Ces avantages, si on essaie d'en tirer une liste détaillée, concernent notamment :
Conformité réglementaire
o « le papier doit être valorisé » ;
o exploitation du barème éco-différencié Ecofolio ;

Bénéfices économiques
o baisse des dépenses d'achat de papier ;
o baisse des dépenses de matériel d'impression, consommables, entretien, etc. ;
o baisse des dépenses d’élimination (sélective) des déchets, sachant qu'elle coûte entre 20 et 40 € par an et par salarié. 
(16)

De plus, pour la société dans son ensemble, le bénéfice environnemental du recyclage s’élève entre 211 et 408 € par tonne de papier/carton recyclé en comparaison à la tonne de papier/carton éliminée par enfouissement/ incinération (17). Avantage sociétal supplémentaire donc.

Bénéfices environnementaux et énergétiques
o un impact environnemental de l’organisation plus faible (économie d’eau, baisse des émissions de CO2, moins de déchets…) ;
o disponibilité de bois pour la filière bois énergie.

Progrès sociaux en interne (je ne parle même pas des avantages pour les populations qui habitent les forêts préservées - Label FSC).
o davantage de cohésion à tous les niveaux de l’organisation, grâce à la fédération des équipes autour d’une thématique commune et « visible » ;
o sensibilisation des collaborateurs à une attitude « durable », particulièrement en lien avec 
une politique RSE globale ;
o avantages spécifiques de collecteurs reconnus Entreprises Adaptées.

Avantages marketing
o meilleure image de l’organisation, tant en interne qu’auprès de ses parties prenantes extérieures : clients, usagers, investisseurs, etc. ;
o support de communication idéal pour cet engagement concret dans une démarche globale de développement durable.

J'en oublie ?

Cyril

riposteverte.com

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Monday, 28 October 2013

Enquête « Énergie : Quelles (éco)pratiques au bureau ? »

En France, depuis 1986, la consommation d’électricité dans le tertiaire a quasiment doublé. Au bureau, 30 % de la consommation d’énergie – évaluée à 275 kWh/m2/an par l’ADEME - va notamment dans l’informatique et l’éclairage. D'ailleurs, aujourd'hui, nous trouvons des bâtiments tertiaires passifs mais avec une climatisation pour rafraîchir les ordinateurs et les écrans toujours plus énergivores.

Pourtant, toujours selon l'ADEME, des gestes simples permettent de diminuer facilement de moitié cette (sur)consommation d’énergie au bureau.

Pour cette raison, Riposte Verte et GreenIT.fr lancent la 3ème édition de l’enquête « Énergie : Quelles (éco)pratiques au bureau ? » et vous invite à y participer. Menée depuis 2008 dans le cadre de l’Observatoire du Bureau Responsable, elle permet (avec 3 autres enquêtes pluri-annuelles) d'assurer le recueil, l’analyse et la synthèse de données sur les politiques environnementales menées par les organisations tertiaires (entreprises, collectivités, administrations, etc.).


Cette enquête vise à remplir deux objectifs :
- évaluer l’évolution des écogestes liés à l’énergie au bureau ;
- sensibiliser les participants aux principales bonnes pratiques à mettre en œuvre au quotidien.

Elle traite plus particulièrement de la consommation d’énergie en phase d’utilisation mais nous ne manquerons pas de faire une analyse plus complète des résultats, surtout au regard de l’énergie grise contribuant pour l’essentiel de la dépense énergétique sur le cycle de vie complet des équipements.

Le questionnaire est anonyme et se rempli en moins de trois minutes.

Pour riposter : répondez à l’enquête !

Monday, 21 October 2013

Être (vraiment) écoresponsable au bureau – Part 3

Aujourd'hui, je termine la mise en ligne de l'article commandé par le Génie des Lieux pour leur prochaine publication « Performance et bien-être dans les espaces de travail, Guide des Bonnes Pratiques 2014 » en répondant à leurs 3 dernières questions :

Q6 : Quelle méthode et quelles étapes sont à respecter pour réussir la mise en œuvre de sa démarche ?
Pour répondre à ce besoin de hiérarchisation des enjeux et d'organisation de la démarche environnementale, la solution est tout aussi simple qu'évidente. Nous préconisons de procéder en deux temps : le premier est celui du diagnostic et de la sensibilisation des équipes, le second celui de l'action/évaluation et de l'implication de toutes les parties prenantes (internes et externes).

Pour faire le diagnostic, nous utilisons un outil nommé « Audit Environnement » que nous avons développé en interne et améliorons en permanence au gré de nos missions. C'est un outil basé sur plus de 250 bonnes pratiques environnementales identifiées pour un environnement tertiaire. Il balaie le fonctionnement et l'équipement d'un site (gouvernance, achats, énergie, déchets, transport, etc.) afin d’établir un bilan de situation qui in fine, apportera au comité de pilotage, pour une année de référence, une synthèse complète de l'impact sur l'environnement.

Parallèlement, nous sensibilisons l'ensemble des collaborateurs au développement durable et à la RSE et les faisons participer au diagnostic. Tous sont interrogés au travers d'une enquête individuelle anonyme qui nous permet de découvrir leurs pratiques réelles et leurs attentes. Cette communication interne ne s'arrête pas là car il est vital que les collaborateurs soient associés au projet avec des actions spécifiques, et tenus informés de son évolution.

Après 3 à 6 mois (voire parfois même 1 an) d’enquête pour obtenir ce diagnostic exhaustif, la seconde étape consiste en l'accompagnement, le coaching, nécessaire à la mise en œuvre des actions préconisées. Le but est de nous assurer que l'entreprise applique nos recommandations, alloue les ressources nécessaires, développe ses compétences en interne et in fine, s'approprie bien la démarche.



Il s’agit ici de challenger et suivre la performance de l'entreprise dans le déploiement de sa politique environnementale. Concrètement, nous intégrons (parfois après avoir aidé à le constituer) le comité de pilotage et lui apportons nos expertises et notre expérience. Il arrive que nous réalisions des actions préventives ou correctives mais bien souvent notre rôle consiste à soutenir les collaborateurs en charge des actions : par exemple, pour intégrer des critères environnementaux aux cahiers des charges des acheteurs, choisir un nouveau prestataire de traitement des déchets, faire connaître une solution d'économie d'énergie, etc.

Pour que la démarche se pérennise et soit donc un succès bénéfique pour toutes les parties impliquées (à commencer par l'entreprise elle-même), elle doit être structurée et communiquée. Ce faisant, l'implication individuelle et collective autour du projet est encouragée.

Adaptée aux canaux d'information de l'entreprise (réunions, intranet, newsletter, site dédié...), nous organisons une communication ciblée pour informer tous les acteurs, chacun dans son rôle et/ou sa fonction (achat, services généraux, agents administratifs...).

Être au cœur de la démarche, nous permet également de l'évaluer « en temps réel » ou tout au moins régulièrement. Ce besoin de suivi de la performance est indispensable pour se rassurer quant à l'utilité de ses efforts, rassurer ses partenaires quant à leurs attentes en matière d'amélioration continue et justifier de ses progrès dans l'optique d'une évaluation (ou ré-évaluation) normative. Un audit d'attribution (ou de suivi) ne peut être couronné de succès sans justificatifs de la sincérité de son engagement que sont (entre autres) les déclarations d'intention, les objectifs fixés et le suivi des plans d'actions pour les atteindre.

Ce rôle de coach (ou d'aiguillon) est donc tenu de façon variable selon la vitesse à laquelle l'entreprise s'approprie la gestion de la démarche, sa capacité à rester concentrée sur ses objectifs et à se donner les moyens de ses ambitions.


Q7 : Comment prenez-vous en compte le respect de l’environnement dans le cadre de vos missions ?
Depuis 2006, l'association fonctionne avec un SME qui formalise sa politique environnementale et met en œuvre un plan d'actions annuel validé en revue de direction. Nous réalisons également notre Bilan Carbone depuis 2010 et sommes fiers de nous prévaloir de la marque EnVol délivrée par AFNOR Certification (initialement accessibles aux seules entreprises privées, nous avons milité pour que cette marque soit aussi accessible aux associations et sommes la première à l'avoir obtenue).

Pour notre démarche sociétale, nous appliquons les principes de la norme ISO 26000 et sommes reconnus « Entreprise Solidaire » par la DIRECCTE et la Préfecture. En complément, nous avons reçu le Prix Agenda 21 en 2008 et plusieurs projets le label Agenda 21.



Q8 : Où trouver les principaux textes de références ?
Norme Française Bâtiments tertiaires - Démarche HQE Exploitation (QEP) : http://www.certivea.fr/nos-certifications/certifications-batiments-non-residentiels/nf-hqe-batiments-tertiaires
Système de Management EMAS : http://ec.europa.eu/environment/emas/
Marque Envol : www.envol-entreprise.fr/

Bonne riposte, Cyril



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Monday, 7 October 2013

Être (vraiment) écoresponsable au bureau - Part 2

Aujourd'hui, je poursuis la mise en ligne de l'article commandé par le Génie des Lieux pour leur prochaine publication « Performance et bien-être dans les espaces de travail, Guide des Bonnes Pratiques 2014 » en répondant à 2 nouvelles questions :


Q4 : Quel(s) constat(s) récurrents faites-vous ? Quel est le principal dysfonctionnement des démarches RSE?

Le principal constat fait avant le début d'une collaboration tient en l'appréhension des équipes dirigeantes quant à la complexité de la démarche. Nos interlocuteurs ont conscience qu'il est nécessaire d'agir sur leur mode de gouvernance, leur politique d'achat, leurs consommations d'énergie et d'eau, leur traitement des déchets (ou bien encore les modes de transport des collaborateurs voire l'impact de leur restaurant ou de leurs espaces verts) mais ne savent pas hiérarchiser les actions nécessaires.

Un autre constat récurrent tient à l'absence de concertation et d'implication des différentes parties intéressées. Bien sûr, une entreprise dialogue au quotidien avec son écosystème (collaborateurs, partenaires, clients, fournisseurs, administrations, etc.) mais rarement sur sa responsabilité sociétale en général et environnementale en particulier.

Ayant en tête ces deux constats principaux (car il en existe bien d'autres* ), nous notons que, bien souvent, il ressort des démarches débutées sans accompagnement un premier plan d'actions stéréotypé qui a du mal a être renouvelé et qui finit donc par s'essouffler rapidement, quand il ne s'arrête pas complètement au bout de quelques mois.

* Nos clients ont, par exemple, des appréhensions quant :
- aux coûts financiers de l'accompagnement et/ou des actions préconisées ;
- aux ressources humaines nécessaires au fonctionnement du SME à mettre en place ;
- à la politique de communication (interne et externe) à mener ;
- à la marge de manœuvre disponible si l'entreprise est installée dans un immeuble partagé avec d'autres propriétaires ou si elle est locataire de ses locaux...

Q5 : Pour bien faire, quelles sont les questions incontournables à poser pour atteindre les objectifs fixés ? Les écueils à éviter ?

Avant de se lancer dans une démarche, il est tout d'abord nécessaire de clarifier les raisons de cet engagement : nouvelles obligations réglementaires, volonté d'adapter ou de changer de business model, demande/pression d'un client important, etc.

De la même manière, il est également indispensable de se fixer des objectifs globaux (à court et moyen termes), de définir un périmètre d'action (géographique et d'activité) et, bien sûr de se donner les moyens/ressources (humains et financiers) pour y parvenir.


Répondre à ces questionnements permet d'adapter sa stratégie. Deux cas concrets illustreront ces propos :

Le premier cas concerne une agence de communication qui se devait d'obtenir une reconnaissance officielle de sa politique environnementale au plus tôt. Problème : elle n'en avait aucune ! Elle a donc fait appel à nous pour réaliser rapidement un diagnostic complet du fonctionnement de son siège (heureusement son seul site d'implantation), définir un premier plan d'actions prioritaires (notamment la mise en conformité réglementaire du traitement de ses déchets) et, au bout de 6 mois, évaluer les progrès réalisés. Le temps de monter son dossier de candidature et de le faire valider, 9 mois après le début de notre intervention, elle décrochait la marque EnVol (niveau 1 de l'ISO 14001) et rassurait ses plus gros clients.

Le second exemple concerne une société de services à la recherche d'un nouveau business model. Il n'était pas nécessaire dans ce cas d'agir dans la précipitation. Nous avons pris le temps de poser un diagnostic beaucoup plus large de l'activité et du fonctionnement des différents services et sites, d'interroger les principales parties prenantes et de faire le point sur les différents scénarios possibles. Le plan d'actions qui en a résulté s'étalait sur plusieurs années avec des investissements progressifs, le développement de compétences en interne et une implication forte des relations extérieures.

Ainsi, même si ces deux démarches se basent sur le principe de l'amélioration continue qui nous semble central dans la réussite de toute politique environnementale (et RSE en général), les priorités et le tempo donné au changement diffèrent en fonction de la stratégie identifiée en amont.

La semaine prochaine, suite et fin de cet article pour le Génie des lieux dans laquelle nous répondrons aux dernières questions :
Q6 : Quelle méthode et quelles étapes sont à respecter pour réussir la mise en œuvre de sa démarche
Q7 : Comment prenez-vous en compte le respect de l’environnement dans le cadre de vos missions ?
Q8 : Où trouver les principaux textes de références ?

Bonne semaine,

Monday, 30 September 2013

Etre (vraiment) écoresponsable au bureau. Part 1

Aujourd'hui, comme chaque lundi, se pose la question du sujet à traiter dans ce billet de blog hebdomadaire et pour une fois, grâce la commande d'un article du Génie des Lieux pour leur prochaine publication « Performance et bien-être dans les espaces de travail, Guide des Bonnes Pratiques 2014 », nous en avons trois d'avance !

Ce cabinet de conseil édite cette publication chaque année (chaudement recommandée ! surtout la prochaine...) et nous a demandé un texte sur les pratiques responsables dans un bâtiment tertiaire. Pour « Riposte Verte, l'Association pour un bureau responsable », ça tombe plutôt bien !

Nous avons donc résumé en un peu moins de 15 000 signes nos missions au quotidien et plus largement notre vision d'une politique écoresponsable au bureau. Ce format, un peu lourd (malgré un meilleur référencement des textes longs) fait donc l'objet d'un léger ajustement et d'une présentation en deux messages successifs.

Ce premier message porte sur notre action, les enjeux et les objectifs pour une entreprise avec un cas d'étude des bénéfices pour une PME de 80 personnes (qui sert de teaser au cas d'étude n°2 traitant d'un site de 400 collaborateurs).

Le second présentera les principaux dysfonctionnements ou freins à la mise en place d'une politique formalisée et les pré-requis/questions à se poser avant de débuter la démarche + l'étude de cas n°2.

Le dernier billet traitera de la méthode et des étapes que nous recommandons de suivre pour faciliter la réussite de la démarche. Il sera complété d'une courte présentation de notre engagement en interne et de textes/références disponibles en libre accès.




Q1 : En quoi consiste votre engagement, à quel moment intervenez-vous ?

Riposte Verte accompagne les entreprises dans la définition et la mise en œuvre de leur politique sociétale. En appliquant les principes des meilleurs référentiels (ISO 26000 & 14001, HQE Exploitation, Bilan Carbone...), l'association vise à changer les pratiques pour assurer un fonctionnement responsable des sites tertiaires et plus globalement un développement responsable de l'activité.

En matière de politique environnementale, nous intervenons le plus couramment en phase de fonctionnement de l'entreprise mais aussi en amont d'un déménagement ou d'un réaménagement de site.



Q2 : Dans quel contexte s’inscrit votre mission, quels sont les enjeux : les vôtres et ceux de vos clients ?

L'importance de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n'est plus à démontrer. Les acteurs économiques majeurs peuvent et doivent agir au quotidien pour maîtriser leurs impacts et favoriser un développement durable de nos sociétés.

Dans le cadre de nos missions, nous avons constaté que les règles de bonne gestion environnementale sont bien expliquées aux particuliers et imposées aux industriels mais que peu de solutions dédiées sont proposées aux acteurs professionnels du secteur tertiaire. Pourtant, en France, 70 % des actifs (source INSEE) travaillent dans ce secteur et génèrent 75 % du PIB.

L'enjeu majeur est donc de favoriser la prise de conscience des entreprises et leur engagement au travers d'une politique sociétale formalisée.



Q3 : Quels sont les objectifs possibles à atteindre (pour vous, pour votre client) ?

Pour répondre à cet enjeu majeur, l'association s'est fixée 3 missions principales :
- Évaluer la responsabilité sociétale des organisations tertiaires ;
- Développer des solutions opérationnelles innovantes et citoyennes ;
- Accompagner le déploiement de politiques sociétales responsables.

Pour les entreprises, les objectifs sont aussi multiples : renforcer les relations avec leurs parties prenantes, obtenir une reconnaissance officielle de leurs engagements, améliorer leur processus de fonctionnement, consolider leur image de marque, et parfois, même, se mettre en conformité réglementaire.

Lorsque ce n'est pas une volonté personnelle d'un dirigeant, une entreprise doit faire face aux attentes de ses partenaires et s'engager sur une voie vertueuse d'amélioration continue.

Les parties prenantes internes (collaborateurs en tête mais aussi actionnaires ou IRP) attendent que leur entreprise définisse ses valeurs de développement durable et les applique. L'objectif est donc de fédérer (avant d'impliquer) et de montrer son engagement dans la durée.

De la même manière, et parfois de façon beaucoup plus pressante, les parties prenantes externes (clients, collectivités locales, riverains, ONG, etc.) exigent aussi des engagements forts sur cet enjeu. L'objectif pour l'entreprise est alors de pouvoir justifier d'une reconnaissance officielle de sa démarche et de ses efforts. C'est pourquoi la démarche doit toujours se baser sur des référentiels reconnus et, notamment pour une politique environnementale, sur les normes ISO 14001, NF HQE Exploitation (QEP), la marque EnVol et le Système de Management Environnemental (SME) EMAS.

Pour illustrer l'amélioration d'un mode de fonctionnement, je vais prendre le cas (réel et récent) d'une entreprise qui avait pour objectif de garder sa certification HQE Exploitation et devait donc suivre très précisément sa production de déchets. En 2012, elle faisait appel à plusieurs prestataires qui n'étaient pas tous capables de lui fournir un reporting détaillé des enlèvements effectués et décida donc, début 2013, de choisir un prestataire unique, spécialiste multi-déchets tertiaires. Par cette simple action, elle simplifia la gestion de ce poste (interlocuteur unique), rationalisa la disposition des points de collecte et (cerise sur le gâteau) profita même d'une action de communication individuelle accompagnant l'arrivée du nouveau prestataire. Depuis, elle bénéficie d'un reporting hebdomadaire au kilo près sur l'ensemble de ses déchets et a pu garder sa certification.

Si dans ce cas précis, l'atteinte de cet objectif de reconnaissance a permis de répondre à la demande de l'organisme certificateur, d'une façon plus globale il permet de rassurer toutes les autres parties prenantes de l'entreprise et de les impliquer beaucoup plus facilement. De façon beaucoup plus concrète, c'est également un avantage indéniable lors de la réponse à des appels d'offres publics et/ou privés.




Pour illustrer les gains financiers (mais pas seulement), nous vos proposons un premier cas concret :



A la semaine prochaine pour la suite,

Valéry


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